Les locations de logements
vides à usage d'habitation principale sont régies par la loi. Selon lcette
loi, « le contrat de location est établi par écrit ».
Les
clauses à mentionner
La loi prévoie qu'un certain nombre d'éléments
doivent figurer dans le contrat de bail et que toute clause du contrat allant à
l'encontre est réputée non valable.
L'identité et la
localisation des parties
Le contrat doit comporter l'identité du
bailleur, qu'il s'agisse d'une personne physique (particulier) ou morale
(société). Il en va de même en ce qui concerne le mandataire éventuel (agence
immobilière).
Il doit également mentionner la domiciliation du bailleur
(adresse physique où adresse du siège social) et celle de son mandataire
éventuel.
La date de prise d'effet et la durée
Si le
bailleur est une personne physique, la durée du contrat est d'au moins trois
ans. Si c'est une personne morale (compagnie d'assurances, caisse de
retraite...) la durée est d'au moins 6 ans. Regarder de très près la date à
laquelle le bail prend effet. Celle-ci peut être différente de la date d'entrée
dans les lieux ou de signature du contrat. La durée du bail court à partir de la
date d'effet du contrat qui est aussi la date anniversaire d'augmentation
annuelle du loyer et de fin du bail.
La consistance et la
destination du local
On entend par consistance la nature du local.
Le contrat doit préciser si il s'agit d'un appartement ou d'une maison.
Le
contrat doit également mentionner la destination du local c'est-à-dire l'usage
qui va être fait du logement. En effet si dans la majorité des cas le local est
destiné à un usage d'habitation, il peut également s'agir d'un local à usage
mixte (habitation/profession).
La description du
local
Le contrat doit préciser la désignation des locaux et des
équipements à usage privatif. Doivent donc figurer dans le contrat le nombre de
pièces mais aussi les équipements loués avec le logement (chauffage central ou
chaudière ou convecteurs électriques, volets roulants ou persiennes, baignoire,
douche, WC, cuisine équipée ou non, ballon d'eau chaude...). Il est
particulièrement important de décrire et de mentionner ces équipements dans le
contrat car en tant que locataire, vous devez assurer leur entretien. Les
annexes (cave, place de parking individuelle) doivent également être
mentionnées.
Enfin le contrat devra mentionner les parties, accessoires,
équipements de l'immeuble qui font l'objet d'un usage commun. (Ascenseur,
parking collectif, jardin).
Le montant du loyer, ses modalités de
paiement ainsi que ses règles de révisions
Le montant du loyer
initial est en principe librement fixé par les parties. Son montant doit être
mentionné dans le contrat. Il s'agit du montant du loyer hors charge. Il faut
également préciser la date du paiement du loyer. Paiement mensuel, trimestriel,
à terme échu (fin de mois) ou à échoir (en début de mois). Le paiement mensuel
est le plus répandu. Sachez que si le contrat prévoit un paiement trimestriel,
le locataire est en droit d'exiger un paiement mensuel.
Si le bailleur
souhaite faire réviser annuellement le montant du loyer, il devra
obligatoirement faire mentionner les régles de révisions du loyer dans le
contrat (voir paragraphe suivant).
Le montant du dépôt de
garantie
Si le versement d'un dépôt de garantie est prévu, le
contrat doit préciser son montant.
Certaines clauses
peuvent être insérées dans le contrat par le bailleur tant qu'elles ne sont pas
contraires à la loi.
Il sert à garantir les obligations du locataire envers le
bailleur. Le dépôt de garantie n'est pas un élément obligatoire du contrat mais
si le versement d'un dépôt de garantie est prévu par les parties, le contrat
doit préciser son montant . Dans les faits bien rares sont les contrats ne
prévoyant pas le versement d'un dépôt de garantie. En tout état de cause ce
dernier ne peut excéder deux mois de loyer hors charges. Néanmoins si le
paiement d'avance du loyer est prévu pour une période supérieure à deux mois, le
bailleur ne peut exiger le versement d'un dépôt de
garantie.
Révision du
loyer
La révision du loyer n'est pas obligatoire, si le
bailleur souhaite réviser le loyer il doit insérer dans le contrat une clause la
prévoyant. Si il prévoit une telle clause, il devra alors obligatoirement y
faire figurer certains éléments.
tout d'abord en ce qui concerne la date de
la révision. Cette dernière interviendra chaque année à une date fixée par les
parties elles-mêmes et mentionnée dans le contrat. A défaut d'une date fixée
conjointement, la révision interviendra au terme de chaque année de contrat
(date anniversaire de la signature du contrat).
Pour ce qui est du calcul de
la révision, il est basé sur l'évolution de l'indice dinflation, la clause de
révision doit doit donc mentionner la date de réference de l'indice
d'inflation pris en compte pour le calcul de la révision. A défaut c'est la date
du dernier indice publié à la date de la signature du contrat de location qui
sera prise en compte.
La clause
résolutoire
Le bailleur peut vouloir insérer une clause
résolutoire. Il s'agit d'une clause lui permettant d'interrompre le bail et de
faire expulser le locataire. Cette clause n'est valable que dans trois cas :